Le 1er mai 2025, l’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol a été formellement inculpé pour « abus de pouvoir » en lien avec sa tentative controversée d’imposer la loi martiale en décembre 2024. Cette nouvelle accusation s’ajoute à une précédente inculpation pour insurrection, reflétant l’escalade des poursuites judiciaires contre le dirigeant déchu.
Selon le parquet sud-coréen, Yoon aurait outrepassé ses prérogatives présidentielles en cherchant à suspendre l’ordre constitutionnel et à militariser le pouvoir civil. Bien que cette inculpation n’ait pas entraîné de détention immédiate, elle intensifie la pression juridique sur l’ancien chef d’État, déjà destitué et privé de ses privilèges en avril dernier.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte politique particulièrement instable en Corée du Sud. Le pays se prépare à une élection présidentielle anticipée prévue le 3 juin 2025, marquée par la démission de plusieurs hauts responsables, dont le Premier ministre Han Duck-soo, qui a annoncé sa candidature.
L’inculpation de Yoon Suk Yeol rappelle les précédents judiciaires impliquant d’anciens présidents sud-coréens, tels que Park Geun-hye et Lee Myung-bak, tous deux condamnés pour corruption. Cette récurrence soulève des questions sur la gouvernance et la responsabilité au plus haut niveau de l’État.



